Image
Visitez le Musée Alice Taverne en Haute-Loire © Musée Alice Taverne
Musée Alice Taverne

89 rue de la Grye
42820 Ambierle
France

Musée
XIXe siècle

Le Musée Alice Taverne vous plonge dans la vie quotidienne rurale du territoire roannais et ligérien. Ouvert au public en 1951 dans une maison de maître des XVIIe et XVIIIe siècles à Ambierle, village de caractère de la côte roannaise, il rassemble une riche collection d'objets et d'outils du quotidien paysan.

Les incontournables

À Ambierle, le musée Alice Taverne déploie 25 salles dans une ancienne maison de maître. On partage la table du paysan, on entre dans la boutique du forgeron, on côtoie les instruments du rebouteux. Ces collections rassemblées par Alice Taverne dessinent la trame d'un monde disparu — celui du Roannais et du couloir ligérien du XIXe au début du XXe siècle.

La salle paysanne

Entrez dans la salle paysanne. Autour d'une cheminée centrale se déploient tous les aspects de la vie quotidienne des classes rurales du XIXe siècle : les ustensiles de cuisine, les outils de la ferme, les coiffes et les tabliers, les livres de compte. Chaque objet a son histoire, chaque meuble son usage précis.

Alice Taverne a composé cette reconstitution pièce par pièce, rassemblant les objets pour restituer avec précision le quotidien du monde paysan du Roannais.

Salle paysanne du Musée Alice Taverne © Hervé Monestier

Salle paysanne du Musée Alice Taverne © Hervé Monestier

Les vieux métiers

Le rez-de-chaussée du musée accueille essentiellement des reconstitutions d'ateliers. Les outils sont encore là : ceux du sabotier, du charron, du forgeron, du chaisier ambulant, de l'ébéniste, du scieur de long. L'enclume du forgeron, les herminettes du sabotier, la gouge qui creuse le bois en copeaux : vous entrevoyez dans ces outils les gestes de ceux qui les ont tenus.

Alice Taverne les a collectés auprès des artisans eux-mêmes. Ces métiers ont façonné le quotidien du Roannais rural : les sabots aux pieds du paysan, la roue du charron sur les chemins de terre, les chaises de l'ambulant de village en village.

Scie de long au Musée Alice Taverne © Hervé Monestier

Scie de long  au Musée Alice Taverne © Hervé Monestier

L'atelier du rhabilleur d'horloge

En vous dirigeant vers le premier étage, dans la montée d'escalier, vous découvrez un petit espace particulier, un autre atelier : celui du rhabilleur d'horloge. Cet artisan, ici Jean Fougère, établi à Saint-Germain-Lespinasse, sillonne les villages de ferme en ferme pour remettre en marche les pendules et les horloges murales qui ponctuent la vie des foyers. Clés de remontoir, rouages, ressorts et huiles fines : le rhabilleur ausculte les mécanismes à l'oreille, ajuste le balancier, referme le boîtier. Il est l'homme qui fait revenir le temps dans les maisons où il s'est arrêté.

L'atelier de la Nanette

À l'étage, vous entrez dans l'atelier de la Nanette, couturière à Saint-André-d'Apchon. Fils, ciseaux et patrons de papier sont encore posés sur le plan de travail. C'est ici que le village vient faire façonner ses tenues de fête, ses habits de baptême, ses robes de mariage.

Alice Taverne a collecté ces objets lors de ses enquêtes de terrain, reconstituant l'atelier de Nanette pièce par pièce. Derrière l'aiguille et le dé à coudre, elle habille le bourg à chaque étape qui compte : naissances, mariages, deuils.

La chambre de Jean-Marie Gachet, chirurgien

Dans cette chambre recomposée à partir du mobilier familial, 2 objets attirent votre regard : un crâne humain et un oiseau naturalisé. Derrière eux, 2 passions du père d'Alice, Louis Taverne : la morphologie osseuse et le vol, qui l'amènent à s'intéresser aux pionniers de l'aviation.

Leur hôte, Jean-Marie Gachet, maître-chirurgien juré, praticien de la médecine légale au XVIIIe siècle, est l'ancêtre direct d'Alice : cette pièce condense la mémoire intellectuelle d'une lignée de curieux.

L'antre du rebouteux

Après avoir découvert les pratiques de médecine légale, vous vous laissez surprendre par l'antre du rebouteux, guérisseur populaire qui remet les articulations en place et soigne par les plantes. Ses murs tapissés d'illustrations de journaux du XIXe siècle campent le décor d'un intérieur modeste.

Cet inquiétant personnage tire son savoir des « simples », ces herbes médicinales transmises de génération en génération. Alice Taverne lui a consacré ses propres enquêtes : ces praticiens l'intéressent en chercheuse, non en héritière. Elle collecte leurs remèdes et curiosités : fiole d'alcool de vipère, figurine percée d'aiguilles, crapaud desséché dans sa boîte. Les instruments d'un savoir populaire à mi-chemin entre botanique et magie.

Fac-similé de poupée de fixation au Musée Alice Taverne © Hervé Monestier

Fac-similé de poupée de fixation au Musée Alice Taverne © Hervé Monestier

La pièce à jouets

Dans une vitrine trône une Tour Eiffel en bois : 167 cm de structure assemblée pièce à pièce, datant de 1889, année de l'Exposition Universelle. Ce jeu de construction hors normes appartenait à la famille Alcock, bourgeois irlandais installés au château de la Motte, à Noailly. Il témoigne de l'engouement national suscité par le monument de Gustave Eiffel. Preuve que les grandes curiosités parisiennes ont, elles aussi, gagné les salons des campagnes roannaises.

Tour Eiffel en jouet de construction au Musée Alice Taverne © Hervé Monestier

Tour Eiffel en jouet de construction au Musée Alice Taverne © Hervé Monestier
  • Image
    Salle paysanne du Musée Alice Taverne © Hervé Monestier
    Salle paysanne du Musée Alice Taverne © Hervé Monestier
  • Image
    Alice Taverne © Musée Alice Taverne
    Alice Taverne © Musée Alice Taverne
  • Image
    Tour Eiffel en jouet de construction au Musée Alice Taverne © Hervé Monestier
    Tour Eiffel en jouet de construction au Musée Alice Taverne © Hervé Monestier
  • Image
    Alice et Louis Taverne lors de fouilles archéologiques en 1930 © Musée Alice Taverne
    Alice et Louis Taverne lors de fouilles archéologiques en 1930 © Musée Alice Taverne
  • Image
    Fac-similé de poupée de fixation au Musée Alice Taverne © Hervé Monestier
    Fac-similé de poupée de fixation au Musée Alice Taverne © Hervé Monestier

Avant votre visite

Le Musée Alice Taverne est ouvert du 1er avril au 15 novembre
 

Du 1e avril au 30 juin, puis du 1er septembre au 15 novembre

  • Du mardi au vendredi, de 10h00 à 12h00 puis de 14h00 à 18h00
  • Samedi et dimanche, de 14h00 à 18h00

Fermé le lundi, le 1er et 8 mai et le 1e et 11 novembre

 

Du 1er juillet au 31 août

Du lundi au dimanche, de 10h00 à 12h00 puis de 14h00 à 18h00

 

Fermeture annuelle : du 16 novembre au 31 mars

Le Musée Alice Taverne à Ambierle dans la Loire (Auvergne-Rhône-Alpes) est accessible :

 

En bus :

  • depuis Roanne : ligne 13, arrêt place Martyrs de Vingré

 

En voiture :

  • depuis Paris (A6, 386 km, 4h22) : A6 - A77 - N7 - D8 via Nevers, Moulins, Lapalisse
  • depuis Saint-Étienne (A72, 93,6 km, 1h06) : sortie Saint-Germain-Laval, poursuivre sur la D8 direction Vichy
  • depuis Lyon (A89, 102 km, 1h34) : continuer sur la N7, sortie Saint-Germain-Lespinasse, poursuivre jusqu'à Ambierle
  • depuis Clermont-Ferrand (A89, 110 km, 1h40) : sortie Noirétable, continuer sur la D53, puis D8 jusqu'à Ambierle

 

En autocar :

  • depuis Roanne : Stationnement place Martyrs de Vingré. Descente possible place Lancelot (sauf le jeudi, jour de marché)
Parking gratuit

Stationnement voiture : Réservé aux visiteurs du musée. Capacité : 15 places. Non accessible aux autocars. Gratuit. Ouverture : 10h - 18h ou 14h - 18h (en fonction des horaires d'ouverture du musée). Pour les personnes à mobilité réduite (PMR), accès en voiture jusqu'à l'entrée du musée, stationnement autorisé à proximité.

Accès poussette
Accès handicapés & PMR
Animaux acceptés
Parking dédié PMR

Visite libre
Adulte
4 €
Enfant de 10 à 15 ans
3 €
Enfants de moins de 10 ans
Gratuit

Toilettes
Boutique
Wifi public

Musée Alice Taverne : l'œuvre d'une vie

Né à Ambierle en 1875, Louis Taverne s'installe à Paris dès 1906 avec sa fille Alice. En 1930, père et fille reviennent au village natal, où Alice poursuit ses travaux ethnographiques. Elle ouvre le musée en 1951 dans une ancienne maison bourgeoise. À sa mort en 1969, le musée est rebaptisé en son honneur.

Alice et Louis Taverne lors de fouilles archéologiques en 1930 © Musée Alice Taverne

1930 : Retour des Taverne dans la Loire

Louis Taverne épouse Marie Brélaud en 1900. Employé de la compagnie de chemins de fer Paris-Lyon-Marseille (PLM), il est positionné à Saint-Chamond puis à Balbigny, où Alice naît le 23 mars 1904, avant d'obtenir un poste à Paris.

Dans la capitale, Alice arpente le Muséum d'histoire naturelle, où elle se familiarise avec un regard scientifique sur les cultures et le vivant. Elle suit les cours des Arts et Métiers, côtoie les artistes de Montparnasse et assiste aux conférences de la Salpêtrière, héritées de Charcot, ce neurologue qui a fait de l'observation rigoureuse une méthode. Ces années forgent son œil d'ethnographe. En 1930, Louis, veuf, prend sa retraite et choisit de revenir dans son village natal : Ambierle.

Alice et Louis Taverne lors de fouilles archéologiques en 1930 © Musée Alice Taverne

Alice Taverne © Musée Alice Taverne

1946 : Décès de Louis Taverne

Dans l'idée de préserver les coutumes qui disparaissent, père et fille parcourent la région avec le soutien de Paul Fort. Ils rassemblent des objets auprès des paysans, artisans et commerçants.

Louis Taverne décède en 1946, à l'âge de 71 ans. À sa mort, Alice, accablée, se lance dans l'entreprise muséale sans moyens financiers suffisants.

Alice Taverne © Musée Alice Taverne

Inauguration du musée du Musée Alice Taverne © Musée Alice Taverne

1951 : ouverture du musée

En 1950, alors que les religieuses Saint-Charles quittent Ambierle, Alice saisit l'opportunité : elle vend la maison familiale et achète à crédit la bâtisse des religieuses.

Les premières salles ouvrent dès 1951. En 1952, le Musée de la Paysannerie et de l'Artisanat Forézien est officiellement reconnu par les Musées de France.

Inauguration du musée du Musée Alice Taverne © Musée Alice Taverne

1969 : la mort d'Alice Taverne

Alice Taverne meurt le 29 octobre 1969 à Ambierle, à l'âge de 65 ans. En hommage à sa créatrice, le musée est rebaptisé « Musée Alice Taverne » en 1971.

Outils de menuisier au Musée Alice Taverne © Musée Alice Taverne

1981 : création de l'association des amis du musée

L'association des amis du musée est fondée en 1981 pour assurer la promotion et la préservation des collections. L'année suivante, le musée obtient le label « Musée de France ».

Outils de menuisier au Musée Alice Taverne © Musée Alice Taverne

Vos contacts

Site internet : Musée Alice Taverne

+33 (0)4 77 65 60 99

alice.taverne@wanadoo.fr

Google Maps : Musée Alice Taverne