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Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune à visiter avec le Pass Patrimoine © AG LC
Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune

2 rue de l'Hôtel Dieu
21200 Beaune
France

Patrimoine civil
Moyen Âge

Hôpital en activité pendant plus de 500 ans, l'Hôtel-Dieu de Beaune est mondialement connu pour sa vente aux enchères de vin et sa toiture bourguignonne typique en tuiles vernissées. De la Salle des Pôvres au polyptyque du Jugement Dernier de Rogier van der Weyden, plongez dans l'histoire d'un site unique en France.

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Les incontournables

Véritable lieu de vie avant d’être transformé en musée en 1988, l’Hôtel-Dieu de Beaune a conservé son mobilier, ses décors et ses objets qui témoignent de sa vocation première. 

Au fil des salles, vous traversez plusieurs siècles de pratiques soignantes. Les témoignages des dernières Dames Hospitalières, recueillis avant leur départ, redonnent vie à cet ensemble architectural qui a conservé la beauté de ses décors d’origine.

La cour d’honneur

Première étape du parcours, la cour d'Honneur s'ouvre sur l'une des façades les plus photographiées de Bourgogne. Levez les yeux pour admirer les toitures en tuiles vernissées. Elles dessinent des motifs géométriques polychromes, caractéristiques de l'architecture gothique bourguignonne du XVe siècle. 

Les façades à colombages, le puits central et les galeries à arcades composent un ensemble cohérent, conçu dès l'origine pour impressionner autant que pour accueillir. C'est ainsi que Nicolas Rolin a voulu signifier, par la beauté même du lieu, la dignité accordée aux plus démunis.

Cour d'honneur de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Cour d'honneur de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

La Grande Salle des Pôvres

Vous entrez dans la salle la plus vaste du monument : 50 mètres de long, 14 mètres de large, 16 mètres de haut. 30 lits à baldaquin aux draps rouges s'alignent le long des murs, chacun muni de cloisons de bois pour préserver l'intimité des malades. 

Au-dessus de vous, la charpente en lambris de chêne déploie ses dragons multicolores dont les gueules ouvertes semblent cracher les poutres traversières. Au fond, la chapelle permet aux malades de suivre les offices depuis leur lit. Sous une plaque de cuivre dans le sol repose Guigone de Salins, cofondatrice de l'Hôtel-Dieu.

Salle des Pôvres de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Salle des Pôvres de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

La salle du Polyptyque

Le polyptyque à volets du Jugement Dernier de Rogier van der Weyden occupe une salle dédiée, ornée de tapisseries des collections des Hospices. Commandé par Nicolas Rolin pour l'autel de la chapelle, il est composé de 9 panneaux peints, entre 1445 et 1450, à l'huile sur bois. 

Vous découvrez d'abord la face ouverte : au centre, le Christ juge trône sur un arc-en-ciel, encadré par les apôtres et les anges. L'archange Michel pèse les âmes, tandis que les élus s'avancent vers le paradis et les damnés vers l’enfer. Sur le revers des volets, les portraits en grisaille des époux fondateurs en prière vous font face.

Polyptique du Jugement dernier de Rogier van der Weyden © AG LC

Polyptique du Jugement dernier de Rogier van der Weyden © AG LC

La salle Saint-Hugues

Dès le seuil de la salle Saint-Hugues, 11 peintures du peintre parisien Isaac Moillon attirent votre regard. Créé en 1645 à l'initiative du donateur Hugues Bétault, cet espace réunit 9 scènes de guérisons miraculeuses du Christ, directement liées à la vocation soignante de l'Hôtel-Dieu. 

Chaque tableau a conservé son emplacement d'origine sur les murs. Un retable central rappelle les guérisons attribuées à saint Hugues, qui a donné son nom à la salle. Le programme iconographique, centré sur la guérison et la compassion, répond à la mission charitable de l'institution.

Salle Saint-Hugues de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Salle Saint-Hugues de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Les espaces de vie quotidienne : la cuisine et l’apothicairerie

La cuisine vous révèle une cheminée gothique à deux foyers, entourée de ses ustensiles d'origine. Le tournebroche de 1698 est encore en place avec son automate « Messire Bertrand », vêtu d'un costume de cuisinier du XVIIe siècle. 

Dans l'apothicairerie voisine, 2 alambics en cuivre précèdent l'officine où 130 pots de faïence datés de 1782 contiennent encore onguents, pilules et sirops. Ces deux espaces témoignent de la vie quotidienne à l'Hôtel-Dieu, où remèdes et nourriture pour les patients sont produits pendant des siècles.

 Cuisine de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Cuisine de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Les salles Saint-Nicolas et Saint-Louis :

La salle Saint-Nicolas vous plonge dans l'histoire de l'Hôtel-Dieu à travers objets et archives, dont les témoignages des dernières sœurs ayant œuvré ici. Sous le sol vitré, vous apercevez la rivière Bouzaize, qui a alimenté cuisines et laveries depuis la fondation du site. Une maquette en paille réalisée au XVIIIe siècle par un patient atteste de l'attachement des malades au lieu. 

Dans la salle Saint-Louis, ne manquez pas les tapisseries de Tournai, début XVIe siècle, 7 épisodes de l'Enfant Prodigue, et de Bruxelles, fin XVIe siècle, ainsi que les collections consacrées au domaine viticole des Hospices.

Salle Saint-Nicolas de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Salle Saint-Nicolas de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

La cour des Fondateurs

Dans la cour des Fondateurs, le jardin « Échos polychromes » s'étend sur 800 m². Conçu en 2022 par Stéphane Larcin et Géraldine Carré, ses motifs géométriques tracés au sol font écho aux tuiles vernissées des toitures. 

Les statues de Nicolas Rolin et Guigone de Salins veillent sur cet espace qui clôt le parcours. Plantes médicinales et espèces sélectionnées pour leur résilience climatique prolongent, à leur manière, la vocation soignante du lieu.

Jardin des Fondateurs de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Cour des Fondateurs de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC
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    Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC
    Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune
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    Salle des Pôvres de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC
    Salle des Pôvres de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune
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    Polyptique du Jugement dernier de Rogier van der Weyden © AG LC
    Polyptique du Jugement dernier de Rogier van der Weyden
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    Salle Saint-Hugues de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC
    Salle Saint-Hugues de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune
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    Cuisine de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC
    Cuisine de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Avant votre visite

L'Hôtel-Dieu, situé en Côte d'Or, est ouvert tous les jours. 

 

Du 01/01/2026 au 31/03/2026 : 9h–12h30 & 14h–18h30 (sauf le 1er janvier : 14h–18h30 uniquement) 

 

Du 01/04/2026 au 15/11/2026 : 9h–19h30 

 

Du 16/11/2026 au 31/12/2026 : 9h–12h30 & 14h–18h30 (sauf le 25 décembre : 14h–18h30 uniquement) 

 

Dernière entrée en billetterie : 1h avant la fermeture du site. 

 

Durée moyenne de la visite : 1h à 2h (selon le parcours choisi).

L'Hôtel-Dieu se situe en plein centre de Beaune. Il est accessible en voiture et en train.

 

En voiture : Autoroute A6 / E60 Lille/Paris/Lyon ↔ Prendre la sortie 24.0 (Savigny-lès-Beaune / Beaune-Saint-Nicolas) ou la sortie 24.1 (Beaune-Centre / Beaune-Hospices).

 

En train : Gare SNCF de Beaune, desservie par le TER Bourgogne Franche-Comté. 
L'Hôtel-Dieu est à 1 km de la gare, soit environ 13 minutes à pied ou 4 minutes en voiture.

Parking gratuit

Parking des Tanneries 

83 places dont 2 PMR 

3 minutes à pied du Musée de l'Hôtel-Dieu - Hospices de Beaune 

Parking gratuit

Parking Madeleine

126 places dont 2 PMR - Zone bleue avec durée de stationnement limitée à 3 heures

7 minutes à pied du Musée de l'Hôtel-Dieu - Hospices de Beaune 

Parking payant

Parking Louis Véry 

50 places dont 2 PMR 

5 minutes à pied du Musée de l'Hôtel-Dieu - Hospices de Beaune 

Parking payant

Parking des Chanceliers 

125 places dont 2 PMR 

5 minutes à pieds du Musée de l'Hôtel-Dieu - Hospices de Beaune 

Parking payant

Parking Saint-Jean 

83 places 

6 minutes à pied du Musée de l'Hôtel-Dieu - Hospices de Beaune 

Accès handicapés & PMR

L'entrée principale comporte 2 marches. Une entrée dédiée aux PMR est disponible à droite de l'entrée, accessible via un grand portail – il faut en faire la demande à l'accueil. 

Les toilettes adaptées sont disponibles sur place. Stationnement PMR à proximité.

Adapté handicap visuel

Parcours sensible « L'Hôtel-Dieu par les sens : une histoire hospitalière à manipuler » : visite guidée dédiée permettant de toucher et manipuler des répliques d'objets (tuiles vernissées, instruments de médecine, coiffes, ustensiles). Sur réservation.

Accès poussette

Le site est accessible aux familles avec poussettes. Des rampes facilitent la circulation dans les salles où des marches sont présentes.

Parcours libre - Sur les pas des fondateurs
Plein tarif
12,50 €
Pass Tribu
30 €
2 adultes et 2 enfants
Enfant de 6 à 17 ans
6,25 €
Enfant de moins de 6 ans
Gratuit
Tarif réduit
9,50 €
Étudiants, Demandeurs d'emploi, Bénéficiaires du RSA, Carte CEZAM, Carte Famille nombreuse
Personne en situation de handicap
9,50 €
Même tarif pour l'accompagnateur de la personne en situation de handicap
Personnel HCB
Gratuit
Carte de Guides Conférenciers
Gratuit

Boutique

La boutique, située avant la sortie, est accessibles aux horaires d'ouverture du monument.

Toilettes

Toilettes disponibles sur le site, avec accès PMR.

L'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune, histoire d'un emblème bourguignon

Depuis sa fondation en 1443, l'Hôtel-Dieu de Beaune a accumulé les couches d'histoire sans jamais trahir sa mission charitable. Rois, donateurs, artistes et médecins ont tour à tour façonné ce lieu, y laissant des traces visibles dans l'architecture et les collections. 

Ce que vous découvrez aujourd'hui tient autant à la générosité de ses fondateurs qu'à la vigilance de ceux qui, siècle après siècle, ont choisi de le préserver.

Portraits de Nicolas Rollin et Guiguone de Salins sur les volets du retable de Rogier van der Weyden © AG LC

1443 : fondation de l'Hôtel-Dieu

Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon, décide de fonder, en 1443, un hôpital pour les indigents de Beaune. La guerre de Cent Ans a ravagé la région : les 3/4 de la population vivent dans la misère. 

Avec son épouse Guigone de Salins, il finance la construction d'un édifice pensé comme un « palais pour les Pôvres », où la beauté de l'architecture doit signifier la dignité accordée aux plus démunis. Les travaux débutent aussitôt et la Grande Salle des Pôvres ouvre ses portes en 1452.

Portraits de Nicolas Rollin et Guiguone de Salins sur les volets du retable de Rogier van der Weyden © AG LC

Salle Sainte-Anne de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

1452 : l'hôpital médiéval en activité

Les travaux achevés, 6 Dames Hospitalières venues de Malines, en Flandres, prennent en charge l'Hôtel-Dieu et ses patients. Constituées en congrégation propre sous une règle conçue par Nicolas Rolin lui-même, les Sœurs Hospitalières de Sainte-Marthe ont pour devise « Servantes des Pauvres ». 

Les premières décennies voient affluer les dons de la noblesse bourguignonne. Après la mort de Nicolas Rolin en 1462, Guigone de Salins continue de veiller sur l'établissement jusqu'à sa mort en 1470.

Salle Sainte-Anne de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC 

Salle Saint-Louis de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

1645 : les grandes transformations

Hugues Bétault, donateur beaunois, finance, en 1645, la création d'une salle ornée de peintures par Isaac Moillon : la salle Saint-Hugues. 

La visite de Louis XIV en 1658 marque profondément l'établissement : choqué par la promiscuité des malades dans la Grande Salle, le roi établit une rente annuelle, à condition que les sexes y soient séparés. La salle Saint-Louis est aménagée en 1660 pour accueillir les hommes, les femmes restant dans la Grande Salle des Pôvres.

Salle Saint-Louis de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Apothicairerie de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

XVIIIe siècle : l'hôpital en expansion

Dès la fin du XVIIe siècle, l'Hôtel-Dieu entre dans une phase de consolidation. Le domaine viticole, dont les vignes sont progressivement acquises par don ou legs, assure à l'institution une indépendance financière croissante. 

Les équipements se modernisent : la cuisine est dotée d'un tournebroche mécanique en 1698 et la pharmacie, aménagée par Melchior Munet et Michel Minoya, reçoit, en 1782, 130 pots de faïence qui garnissent encore ses étagères aujourd'hui.

Apothicairerie de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Grande salle des Pôvres de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

1859 : restauration et consécration patrimoniale

La seconde moitié du XIXe siècle marque une double consécration pour l'Hôtel-Dieu. La première vente aux enchères des vins des Hospices a lieu en 1859 : née pour financer le fonctionnement de l'institution, elle devient rapidement un événement attendu bien au-delà de la Bourgogne. 

Trois ans plus tard, en 1862, l'édifice est classé monument historique. Maurice Ouradou, gendre de Viollet-le-Duc, conduit entre 1872 et 1878 une importante restauration de la Grande Salle des Pôvres dans un esprit néogothique.

Salle des Pôvres de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Apothicairerie de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

1971 : de l'hôpital au musée

La décision de transférer les services médicaux vers le nouvel hôpital Philippe le Bon, à partir de 1971, referme 5 siècles d'histoire hospitalière active. Les Dames Hospitalières quittent progressivement les lieux. 

Le choix de la conservation intégrale s'impose. En 1988, l'Hôtel-Dieu ouvre entièrement au public. La dernière hospitalière, sœur Duchini, quitte les lieux en 2006.

Apothicairerie de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Jardin des Fondateurs de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

2022 : un patrimoine vivant

L'inauguration du jardin « Échos polychromes » en 2022 témoigne de la capacité de l'Hôtel-Dieu à se réinventer sans renier son histoire. Le domaine viticole de 60 hectares, toujours actif, finance encore des équipements hospitaliers grâce à sa vente aux enchères annuelle. 

Le site accueille des centaines de milliers de visiteurs chaque année, tout en continuant à mettre en valeur la mission charitable voulue par Nicolas Rolin et Guigone de Salins en 1443.

Jardin des fondateurs de l'Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune © AG LC

Vos contacts

03 80 24 47 00

reservations.hoteldieu@ch-beaune.fr